Rencontre avec Anita animatrice de tel rose


Anita a 25 ans et vit dans la banlieue de Toulouse. Elle nous reçoit pour nous raconter ses journées d'animatrice de tel rose. Le rendez-vous est fixé le matin à 9h dans son petit appartement...

Animatrice de tel rose ? Loin d'être une vocation

Quand Anita nous ouvre la porte nous sommes bien étonnés, nous nous attendions à trouver une jeune femme très sexy en petite nuisette de soie. Rien de tout cela. Anita est en jogging, les cheveux à peine attachés, elle n'a pas eu le temps de se maquiller ni de se coiffer ce matin. Elle nous raconte qu'elle vient de déposer ses enfants à l'école maternelle et s'excuse du désordre dans l'appartement. Elle nous offre un café et nous commençons notre interview.

Amour au tel

Immédiatement, Anita met les choses au point. Ce travail c'est un travail alimentaire et c'est loin d'être une vocation. Elle nous raconte que les hommes au téléphone sont souvent désagréables et parfois insultans. Heureusement elle nous explique aussi que dans la société de téléphone rose pour laquelle elle travaille on les incite à raccrocher si jamais la conversation prend une tournure qui ne leur convient pas. Elle doit pourtant accepter de répondre à de nombreux fantasmes... On lui demande souvent de tenir des propos extrêmement pornographiques, de dire qu'elle aime le sadomasochisme, de se décrire comme étant une bombe sexuelle.

Le tel rose c'est bien payé

Lorsque son conjoint est parti et l'a laissée seule avec ses deux enfants, Anita a dû travailler d'arrache-pied pour payer son loyer. Une de ses copines lui a conseillé de devenir animatrice de téléphone rose. Elle postule immédiatement et trouve du travail dans l'un des plus gros call centers de la région toulousaine. "Ce job est très bien payé" dit-elle, "mais je ne compte pas être animatrice de téléphone rose toute ma vie". En effet, titulaire d'un BTS action commerciale, Anita aimerait retrouver un travail dans ce secteur d'activité.

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